Accueil > français > Le Steadicam > Histoire du Steadicam > Pour en finir avec "l’effet Steadicam"

Pour en finir avec "l’effet Steadicam"

Article du numéro 422 d’août 1989 des Cahiers du Cinéma

Chapeau à placer avant l’article

À la fin des années 90, existait déjà une réflexion sur l’esthétique parfois boursouflée d’un outil alors relativement nouveau qui pouvait avoir tendance à privilégier les moulinets dans le vide à la rigueur et à l’humilité. Il fallait tenter de l’insérer, sans virtuosité de pacotille ni complaisance, dans la palette visuelle de l’écriture cinématographique. Jean-Marc Bringuier, actuel vice-président et l’un des pionniers du Steadicam, signait cet article paru dans le numéro 422 des Cahiers du Cinéma.
Ce texte qui a plus de 29 ans date certes un peu sur quelques aspects sociologiques et technologiques. Il évoque un temps où il n’y avait que sept ou huit Steadicam en France, où la gyrostabilisation n’existait pas et on rencontrait encore des Panaglides et des Arris BL.
Il demeure par contre toujours valide dans sa description des possibilités infinies de notre outil, et pour dénoncer avec humour une tendance toujours présente à en faire une fin en soi. Son actualité n’est en rien surannée, tant il reste vrai que « la vraie magie du cinoche a du mal à opérer si les outils prennent le pouvoir ou si leurs servants posent leur « fascinant » appendice ventral comme un mal nécessaire pour atteindre des paradis bien artificiels ».